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Cilento

Compte rendu d’un séjour dans le Cilento par l’une de nos lectrices.

Un séjour dans le Cilento

Nous voici donc en train vers Pisciotta-Palinuro, dans le parc naturel du Cilento.

Cilento

Bien sûr, pas de taxi, pas de bus, pas de location de voitures à l’arrivée. Un retraité du village qui se trouvait là nous a pris sous son aile et a fini par nous dénicher un taxi. Nous arriverons à la résidence avec 5h d’avance sur l’horaire prévu, mais qu’importe, notre appartement est prêt. On nous donne les clefs et nous découvrons un logement très confortable

Et en outre, avec une terrasse splendide sur la mer et le cap de Palinuro sous les yeux.

L’après-midi, nous montons au village perché au-dessus de la résidence, Centola. Petit bourg fleuri mais moyennement entretenu, construit et restauré de façon anarchique, comme beaucoup de villages de la région.

Nous louerons le lundi matin une voiture pour découvrir la région. Nous ferons le premier jour un tour assez bref. En effet, il pleut, les routes sont très étroites et sinueuses et notre amie a le mal des transports ! c’est un peu raté.

2e journée dans le Cilento

Le jour suivant, le temps est revenu à de meilleurs sentiments, nous décidons d’aller visiter Paestum. Nous remontons la très belle route côtière et tout de même, au vu de la lenteur de notre allure, nous « attrapons » une statale pour arriver enfin à Paestum.

Très beau site, les temples sont à mon avis en meilleur état que ceux de l’acropole d’Athènes. De plus, on suit bien le tracé de la ville antique, c’est un site « qui parle », dont il se dégage une grand harmonie. Un regret pour moi, mais je reviendrai: mes deux compagnons de voyage n’ont pas envie d’aller au musée. Je sais les trésors qu’il renferme !

Consolation, l’après-midi, nous reprenons notre route côtière au rythme de l’escargot et nous découvrons les bourgades côtières. Un coup de coeur pour Castellabate, belles maisons fortifiées, bougainvillées dans toutes les nuances de rose qui s’accrochent aux vieux murs. En outre, des gamins qui se disputent un ballon en s’envoyant de sérieux noms d’oiseaux… Et une gelateria où quelques touristes égarés font une petite queue.

Cette route côtière et sinueuse, longée par une végétation riche et odorante qui surplombe une mer d’émeraude devrait être une arrivée au paradis pensez-vous. On pourrait le croire nous aussi, mais attention.

Effectivement,  dès que vous vous arrêtez dans ce qu’on appelle un refuge et que vous vous penchez pour admirer la mer et les rochers qui descendent vertigineusement dans l’eau… déception. Vous avez la désagréable surprise de constater que ceux qui se sont arrêtés là avant vous ont délesté leur véhicule de montagnes de déchets. Et c’est un parc national !!! Qui pourra m’expliquer cette catastrophe ?

3e journée dans le Cilento

Troisième jour d’excursion avec notre petite Fiat punto. Notre amie a trouvé, j’ai oublié de le préciser, des patches anti-mal des transports. Aussi, nous partons pour Padula, en faisant le tour par Maratea. On nous a conseillé d’aller jusque-là.

Je disais donc que nous nous mettions en route pour Padula.

Le nom même de cette petite ville ne me disait pas grand-chose, jusqu’à ce que je découvre dans un livre-guide, les images de la fameuse chartreuse. Merci au livre Costa del Cilento (Matonti editore).

Pour  nous rendre à cette chartreuse, route côtière jusqu’au-delà de Maratea (en Basilicate), avec une première halte promenade sur un sentier de randonnée à Sapri. Observation des plantes, des lézards, du port… C’est beau, paisible et plutôt propre par rapport à Palinuro. En outre, le sentier est remarquablement soigné et aménagé pour la contemplation de la mer…

Maratea en Basilicate

Nous sommes à Maratea (en Basilicate) vers midi. Le grand Christ qui domine la ville est voilé de quelques nuages, puis il réapparaît pour mieux re-disparaître… Pique-nique au bord de l’eau, on admire les bateaux, cette cité balnéaire est fréquentée, on nous l’avait dit, par des touristes plutôt aisés.

C’est un peu le petit St Tropez de cette partie de la côte. Les bougainvillées sont opulents (ou opulentes, au choix), les maisons mieux restaurées, l’ensemble plus pimpant et soigné que ce que nous avions vu les derniers jours.

Nous lâchons la mer pour entrer dans un pays splendide et sauvage. Quelques rares villages s’accrochent sur des promontoires, des champs de cultures indéterminées longent cette « autoroute » sommaire très peu encombrée au demeurant.

Padula dans le Cilento

Padula ! On la voit de loin, une façade d’église domine le rocher sur les flancs duquel s’accroche la ville. Une route en escargot nous même jusqu’à une place déserte, impossible de retrouver le panneau indicateur aperçu il y a peu. Pas âme qui vive dans ce patelin à l’heure de la sieste.

Enfin, une âme qui descend du bus local nous indique la fameuse chartreuse, nous l’avons sous les yeux, il suffit de se garer, de se pencher un peu sur le parapet, et elle est à nous, étalée dans la plaine…. C’est stupéfiant, cette merveille cachée au fond de ce pays quasi désert.

Logique, les Chartreux en effet ne recherchaient pas spécialement les activités mondaines. Par contre, ils avaient le goût du beau et du bien fait !
Chaque moine disposait d’une cellule plus vaste que bien des appartements familiaux de Naples, de son propre jardin, en plus des jardins communs. L’ensemble couvre tout de même plus de 50 000 mètres carrés.

Visite de la chartreuse de Padula

La décoration baroque de l’église, les pavements, les stalles de marqueterie, l’escalier à double révolution, la merveilleuse cuisine, le réfectoire ne cessent de nous éblouir. J’étais loin d’imaginer toute cette splendeur.

Un regret, la visite du musée n’est possible que dans un minuscule créneau horaire. Bien sûr, on ne nous prévient pas à l’entrée et comme nous traînons dans notre contemplation, tintin pour le musée!

La ville de Padula est en fait une concentration d’églises, couvents, chapelles, oratoires dédiés à de nombreux saints. Nous ne visiterons que la Chartreuse et…une boutique de produits locaux bio qui vient d’ouvrir à côté. Le soir, nous ferons un dîner de Chartreux, c’est-à-dire délicieux !

Voilà notre découverte du Cilento, les deux jours suivants, nous n’avons plus de voiture, nous allons à la plage, nous faisons une excursion en barque pour visiter une des grottes très colorées. Nous montons à Centola prendre un cappuccino, nous avons pris nos habitudes chez Michele. Son petit café dispose d’une petite terrasse fleurie aux tables couvertes de napperons de dentelles, fabrication « la mamma ». De plus, sa femme aux beaux yeux bleus vend quelques bonnes pâtisseries maison.

 

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